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Ancien QG de la République
 
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 Un nouveau départ...

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Veldryn
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Nombre de messages : 1585
Localisation : Caen
Date d'inscription : 07/07/2005

MessageSujet: Un nouveau départ...   Mar 15 Nov à 13:07

Veldryn sortit de la Salle des Archives, où il avait passé tant de temps à consulter d’anciennes données militaires, cartes ou données logistiques, entre deux batailles. Il lui semblait que la Bataille de Tatooine durait depuis des années… À peine trois semaines, en réalité. Il se retourna, et appuya sur la commande de fermeture de la porte. Une couche légère de duracier vint frapper doucement le sol, dans un sifflement.

Se dirigeant vers l’ascenseur, il croisa plusieurs Républicains qui vaquaient silencieusement à leurs tâches. La plupart semblaient pressés, plus tendus que d’habitude. Les couloirs n’étaient pas animés des habituelles conversations et autres rires. Seuls les bruits de pas résonnaient contre les murs nus. Il appuya sur le bouton, et la porte de l’ascenseur s’ouvrit presque instantanément. Un groupe d’humains en sortit, et Veldryn dû s’écarter pour les laisser passer. Ils ne semblaient pas transporter de marchandises lourdes, mais le Mon Calamari savait que leurs sacs étaient chargés de nombreux disques destinés aux archives.

Arrivé à la salle de sécurité, il alluma d’un geste les écrans de contrôles de toutes les salles du QG. Plus de 300 caméras – 4 par salle – filmaient ce qu’il se passait partout dans le QG. Sur les 81 écrans s’alternaient les images de salles diverses et variées. Il s’attarda sur l’écran filmant l’Ambassade, deux étages au dessus de lui. Le son ne lui parvenait pas, mais il voyait les ambassadeurs ennemis discuter avec les diplomates républicains. Il pouvait sans peine deviner ceux qui étaient en train de parler, ceux qui écoutaient attentivement, et ceux – les plus nombreux - qui s’ennuyaient clairement. Tout était calme, et rien ne semblait indiquer qu’ils se doutaient de quoi que ce soit.

« Tant mieux, se dit-il, ça évitera tout mouvement de panique. Espérons que nous pourrons conserver cette discrétion jusqu’à ce que tout soit fini. »

Il consulta rapidement du regard les autres salles. A l’accueil et dans les diverses salles de détente, à l’étage juste au dessus de lui, tout était normal, bien que légèrement moins animé qu’à l’habitude. Le droïde à l’accueil semblait désactivé, ou du moins en attente d’un quelconque évènement requérant son attention, et les agents de sécurité occupaient leur place habituelle, discutant entre eux ou observant la salle de gauche à droite, lentement.

Il ne s’attarda pas davantage à la consultation des écrans. Il ouvrit le panneau contrôlant la fermeture des portes blindées du cinquième sous-sol. Il posa le doigt sur le premier interrupteur, et, après un soupir lourd de nostalgie, appuya dessus. Sur l’écran de contrôle correspondant, l’affichage bascula sur la caméra filmant l’entrée. Lentement, la lourde porte en duracier coulissa en grinçant. Quelques secondes plus tard, elle s’abattit sur le sol, dans un bruit sourd, faisant trembler le sol. Ces bruits, Veldryn ne pouvait pas les entendre, mais il les imaginait sans peine. L’écran de contrôle se brouilla. Plus rien ne pourrait filtrer de cette pièce : elle était condamnée… à jamais.

Un par un, il pressa les interrupteurs et, une par une, regarda les portes blindées se refermer. Chaque fois que l’une d’elle touchait le sol, un écran de contrôle se brouillait, puis s’éteignait, pour ne jamais se rallumer.

Quand il sortit de la salle de sécurité, seuls 53 écrans étaient encore allumés. Levant les yeux, il regarda le hangar au travers de la vitre de la salle de sécurité. Neuf navettes étaient alignées, trois par trois. De nombreux ouvriers étaient en train de les charger de caisses de matériel : armement lourd ou léger, matériel médical ou encore rations militaires. Le hangar grouillait de vie, biologique, mécanique ou électronique. Cela lui rappela ses deux dernières années, auprès du Capitaine Velvel. Pourquoi éprouvait-il autant de nostalgie pour ce lieu qu’il ne connaissait que depuis trois semaines ? Il n’y passait qu’entre deux batailles… Même pas le tiers de son temps… Et pourtant…

Un grincement, suivi d’un soudain accès de lumière, indiqua que le hangar était en train de s’ouvrir. Il leva les yeux pour voir le toit coulisser lentement. La vive lumière de l’extérieur, contrastant avec la lumière diffuse des lampes à l’intérieur, l’obligea à plisser les yeux. À côté, les moteurs de l’une des navettes se mirent en marche, puis d’une seconde. Tout autour, les techniciens s’écartaient, après avoir décroché les lourds tuyaux acheminant le carburant jusqu’aux réservoirs. La première navette décolla. Une fois au dessus du hangar, ses ailes se déplièrent, d’abord à l’horizontale, puis de plus en plus bas, jusqu’à former un angle de cent vingt degrés avec la troisième aile verticale, fixe. La navette accéléra, puis disparut. La seconde commença alors à s’élever, et suivit le même chemin. Puis le toit se referma, replongeant le hangar dans l’ombre. Malgré les nombreuses lumières l’éclairait, il semblait à Veldryn que l’obscurité était totale. Il lui fallu quelques dizaines de secondes pour que ses yeux s’habituent à nouveau à la relativement faible luminosité.

« Plus que cinq heures », songea t-il.

Il jeta un dernier regard aux écrans de contrôle afin de s’assurer que tout était en ordre. Il n’était pas près de s’habituer à la vue des vingt huit écrans noirs... Il éteignit les cinquante trois autres, puis quitta la salle de sécurité...

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Veldryn
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ...   Mar 15 Nov à 13:07

Veldryn se remémora ce qu’il avait vécu ici. Les heures passées à élaborer des plans de bataille au milieu des plus grands officiers de la République, alors qu’il n’était lui-même qu’un mercenaire. Les heures passées à se disputer, mais aussi et surtout à discuter, à plaisanter et à rire avec ses frères d’armes. Les heures passées à méditer dans sa cellule avant chaque bataille cruciale.

C’est tout cela qui s’apprêtait à disparaître, au fur et à mesure que les émissions des différentes caméras se heurteraient aux énormes portes de duracier, qui verrouilleraient à tout jamais l’accès aux secrets qu’elles protégeaient.

Bien sûr, tout ne serait pas fini. Il faut plus qu’une porte de duracier, si épaisse soit-elle, pour effacer le souvenir de ces longues semaines de guerre, ou même pour réduire si peu que ce soit la détermination des soldats républicains.

Le Quartier Général avait déjà été reconstruit, dans le plus grand secret, au cœur de la ville de Mos Espa. Il avait été rebâti selon les standards de la République, assurant ainsi que personne ne perde ses points de repère. Il avait même été agrandi, amélioré. Les informations les plus importantes avaient été copiées, et y avaient été transférées la veille, bien avant que la plupart des soldats ne soit même au courant de son existence.

Mais il faudrait un moment avant qu’ils ne s’habituent aux nouvelles structures. Les murs avaient beau avoir été construits selon la même configuration, avoir été peints de la même couleur, ils n’en demeuraient pas moins différents. Il faudrait du temps pour qu’ils s’imprègnent de toute la vie qu’ils abritaient.

Veldryn regagna la place qui avait été la sienne pendant deux ans, près de la porte du hangar, face à la navette. À la différence près que, aujourd’hui, ce n’était pas sur son blaster qu’il posait la main, mais sur son sabre laser. Et ce n’est pas qu’une navette qu’il surveillait, mais sept, sagement alignées. Le prochain décollage devait avoir lieu sous peu : trois navettes, dont deux avaient déjà verrouillé leurs soutes, étaient reliées aux pompes à carburant.

Effectivement, dix minutes plus tard, les moteurs des trois navettes se mirent en marche. Le toit du hangar s’ouvrit, le baignant dans une lumière bien moins aveuglante que deux heures auparavant. Les soleils étaient beaucoup plus bas sur l’horizon, bien qu’ils ne se coucheraient pas avant trois heures encore. Les navettes décollèrent une à une, déplièrent leurs ailes, puis disparurent vers le nord. Pour la seconde fois, le toit du hangar se referma dans un grincement.

Le chargement des dernières navettes se déroula sans incident. Une heure plus tard, une navette chargée de matériel médical et une autre de personnel quittèrent le hangar à leur tour. Des deux dernières navettes, l’une était déjà remplie des derniers équipements militaires. La seconde, vide, était destinée à l’évacuation des derniers hommes du QG, qui, pour le moment, étaient affairés à vérifier chaque recoin des cinquante trois salles encore accessibles.

Vingt minutes avant le départ des deux dernières navettes, Veldryn se dirigea, une fois de plus, vers la salle de sécurité. Il ralluma rapidement tous les terminaux de sécurité, et activa le message d’évacuation. Une voix mécanique s’éleva des haut-parleurs, dans l’ensemble du complexe :

« Vingt minutes avant la fermeture totale du complexe. Veuillez rejoindre vos transports immédiatement ».

Il jeta un coup d’œil vers le terminal de sécurité de l’ambassade. Les gardes venaient d’y faire irruption, et escortaient les diplomates vers la sortie. Il ne savait pas si une navette les attendait à l’extérieur, mais il était fort probable que ce fut le cas.

« Quinze minutes avant la fermeture totale du complexe. Veuillez rejoindre vos transports immédiatement »

Quant à savoir leur éventuelle destination, il s’en fichait éperdument. Il actionna une cinquantaine de commandes de verrouillage des portes, et les regarda une par une s’abaisser sur les écrans de contrôle, qui se brouillaient un à un chaque fois qu’une porte touchait le sol. Il ne restait que cinq salles accessibles, ainsi que tous les couloirs et ascenseurs : L’accueil, l’ambassade, le hangar, la salle des générateurs, et bien sûr la salle de sécurité. Celle-ci était devenue bien calme depuis que 76 des terminaux s’étaient éteints. Veldryn en ralluma quinze, et y afficha les images de chaque caméra, stoppant ainsi l’alternance des émissions.

« Plus que cinq minutes avant la fermeture totale du complexe. Veuillez rejoindre vos transports immédiatement »

Dans le hangar, les derniers hommes du quartier général pénétraient en file indienne dans la navette qui les attendait. La rampe se rétracta, et les portes se refermèrent. Veldryn actionna la commande du toit tandis que les moteurs des deux derniers vaisseaux se mettaient en marche. Ils s’élevèrent lentement du sol, et, quelques secondes plus tard, disparurent vers le nord. Le toit se referma une dernière fois, scellant le hangar à toute approche de vaisseau…

Resté seul dans le complexe, Veldryn ouvrit alors le panneau de commande du générateur principal, qu’il désactiva. Pendant quelques secondes, tout fut plongé dans le noir le plus complet. Puis le générateur secondaire prit le relais, et la salle de sécurité fut baignée d’une faible lumière rouge. Il programma alors le verrouillage des dernières portes, et sortit lentement du complexe. Quittant la salle de sécurité, il traversa le long couloir souterrain rougi par l’éclairage, en direction de l’escalier de secours, qui menait directement à l’accueil du complexe militaire. Après avoir franchit les marches, il se dirigea vers la sortie. Sur le seuil, il s’arrêta, et regarda en arrière une dernière fois. Déjà, les portes blindées s’abaissaient tout autour de lui, verrouillant définitivement les dernières salles. Le droïde de l’accueil n’était plus là. Il avait dû, lui aussi, rejoindre l’un des transports. Il franchit le seuil et se retrouva dehors, à l’air libre. Les soleils venaient tout juste de disparaître à l’horizon, et l’air était déjà plus froid qu’à l’intérieur. Il se dirigea rapidement vers son chasseur qui l’attendait là, et grimpa l’échelle.

La dernière chose qu’il entendit avant que son cockpit ne se referme fut le bruit des portes heurtant le sol…

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